BULLETIN N° 40 JUIN 2012

BUDGET : COMMENT REDUIRE VOS DEPENSES

- Au volant de votre chère automobile, soyez cool : réduisez votre vitesse sur route et autoroute, conduisez sans à-coup en ville, gonflez vos pneus régulièrement, choisissez une station-service aux prix raisonnables et accessible sans un long détour. Pour les opérations d’entretien, les contrats (de deux à cinq ans) sont chers, vous pouvez aller chez un garagiste indépendant ou un centre-auto même pendant la garantie. Lors du renouvellement de votre véhicule, comparez les prix d’un achat classique et d’une location avec option d’achat. Enfin, plutôt que de rouler avec une voiture en mauvais état, ce qui peut vous coûter très cher à tous points de vue, faites entretenir votre voiture dans un lycée professionnel, où les tarifs sont imbattables.

- N’hésitez pas à faire de la peine à votre cher banquier en renonçant à votre package/forfait, vous économiserez de 25 à 30 % sur vos frais bancaires. Sans doute se montrera-t-il plus strict avec votre découvert, peut-être est-ce l’occasion de réfléchir aux achats de superflu, de gadgets inutiles, etc... Avez-vous vraiment besoin de plusieurs cartes de crédit de magasins, etc. ? Quant à vos crédits, essayez de les renégocier car les taux d’intérêt sont encore bas. Quant aux regroupements de crédits, les plans proposés par certaines sociétés risquent de vous enfoncer encore davantage : étudiez bien les offres avant de vous engager. Pour le crédit revolving ou renouvelable, un seul mot d’ordre : "courage, fuyez !"

- Encore un ami à qui vous pouvez faire de la peine : l’assureur. Étudiez attentivement tous vos contrats, ce qu’ils incluent et ce qu’ils excluent. Évitez de souscrire des doublons (assurance scolaire alors qu’elle est comprise dans la multirisques habitation, annulation, assistance, bagages lors d’un voyage alors que votre carte Gold ou Premier, ou autre, vous couvre). Pour vos assurances auto et multirisques habitation, évaluez bien vos besoins, vos habitudes, et vos biens et leur degré de vétusté. Ne sous-estimez rien, mais ne surestimez rien non plus. Dans le cas d’un véhicule de plus de sept ans, une garantie tous risques n’est pas toujours rentable, et si vous pouvez payer la prime en une seule fois, vous économiserez de 2,5 à 5 %.

- Autre domaine d’économies possibles : l’énergie. Si vous vous chauffez au fioul, essayez de grouper votre commande avec celles de voisins ou de résidents proches. Pour vous organiser, vous pouvez contacter le site Internet plus-on-est-moins-on-paie.fr, ou encore la mairie de votre village ou petite ville. En vous "unissant pour faire la force", vous pouvez gagner jusqu’à 80€ sur 1000 litres de fuel. Quant à l’électricité, ne laissez pas votre maison ressembler au château de Versailles un soir de "Son et Lumière’"... Méfiez-vous des appareils qui consomment même arrêtés : un sèche-linge peut consommer 4 Watts pour ne rien faire... Comme la mise en veille ne suffit pas, équipez-vous de rallonges avec interrupteurs ou débranchez systématiquement. D’autre part, certains foyers ont souscrit des abonnements surdimensionnés (12 kilovolts-ampères, alors que 9 suffisent souvent), ou des systèmes heures-creuses, qui sont moins rentables depuis août 2011 : un foyer, abonné au 12 kVa, qui consomme au plus 6000 kWh par an, n’a pas du tout intérêt à conserver le contrat heures-creuses.

- Les dépenses d’eau, elles aussi, peuvent être revues à la baisse sans grand sacrifice ! Par exemple, une douchette à faible débit ou une pomme de douche avec aérateur divise le débit par deux pour un même confort. Une chasse d’eau à faible commande réduit aussi la quantité d’eau utilisée. Selon votre contrat d’assurance multirisques habitation ou celui de votre immeuble, l’assurance contre les fuites d’eau peut être couverte. Il n’est donc pas nécessaire de souscrire celle de votre fournisseur d’eau. Par contre, nous vous recommandons une abondante consommation d’eau du robinet en tant qu’eau de boisson quotidienne. En effet, elle est potable sur 99% du territoire et les médecins recommandent de consommer 1,5 litre d’eau par jour. D’où une économie de 110 à 120 € par an !

- Chez votre opérateur téléphone-télévision-Internet-mobile, il se peut qu’un coup d’œil attentif à tous vos forfaits et aux tarifs les plus récents vous fasse découvrir que vous surpayez un forfait. De même, votre mobile peut peut-être durer un peu et si vous changez moins souvent, le forfait traditionnel qui l’inclut, est moins intéressant pour vous qu’une offre sans mobile. N’assurez pas votre mobile.

- Pour des billets de train, il est préférable de se rendre au guichet, où l’employé a accès à de meilleurs tarifs que vous sur le site Internet. Si vous êtes salarié, retraité ou demandeur d’emploi, vous avez droit à un billet de congé annuel offrant à vous-même et à votre famille, une remise de 25 % sur un aller-retour d’au moins 200 km (et même 50 % si le billet est payé en chèques-vacances).

- Si vous envoyez des colis par la Poste, faites vous-même votre emballage (sans ficelles, ni brides, ni poignées). Cela vous coûtera moins cher que l’achat d’un emballage Colissimo. Pour des colis de petit format et de moins d’un kilo, pensez à demander au guichetier le tarif MINI-MAX (moins élevé que celui des colis).

- Si vous appelez un professionnel pour une réclamation, ou un suivi de commande sur Internet, vous pouvez désormais téléphoner à un numéro non surtaxé (obligatoire, mais souvent écrit en petits caractères, alors que la hotline est, elle, bien visible...).

- Pour les achats vestimentaires, vous pouvez aller sur des sites de revente, eBay ou PriceMinister par exemple, ou fréquenter les dépôts-ventes, vide-greniers, friperies où, là, l’essayage est possible.

- Les courses en grandes surfaces sont certainement un poste de dépenses sur lequel, en réfléchissant et en étant malin, vous pouvez rogner facilement. N’emmenez pas vos enfants, vous aurez moins de tentations ! Faites vos courses après le repas : n’étant pas tenaillé par la faim, vous achèterez moins. Allez dans les magasins proches et de petite taille : le carburant est cher ; et plus le magasin est grand, plus on dépense. Pensez aux marques de distributeurs, aux hard-discounts aussi, aux vraies promotions (le plus gros paquet ou les articles vendus par deux ne sont pas toujours les moins chers !). Résistez aux marques à la mode, sans pour autant tomber dans les produits premiers prix (valeur nutritionnelle plus faible). Faites une liste de courses : n’achetez que ce qui figure sur votre liste, n’oubliez rien non plus, pour ne pas avoir à revenir au magasin.

- Pour les fruits, légumes, poissons, etc., il peut être très intéressant d’aller au marché alors qu’il approche de sa fin : en effet, les commerçants font des prix pour tout vendre et ne pas perdre leur marchandise.

- S’il n’est pas judicieux de lésiner sur les soins de santé, il est possible de réduire intelligemment la dépense. Par exemple, d’une pharmacie à l’autre, les prix varient du simple au triple : non seulement pour la parapharmacie et les médicaments en vente libre, mais des sur-paiements peuvent être demandés pour des produits remboursés par la sécurité sociale. D’autres tarifs sont également variables d’un professionnel à l’autre. Pour des examens de laboratoire, scanner, etc... , cherchez les tarifs sur le site de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie [ameli-direct.ameli.fr]. Cela vous permettra de comparer.

- Renseignez-vous aussi sur les tarifs pratiqués par les chirurgiens, les dentistes, etc... Dès que ses honoraires et prestations facturés dépassent 70 €, tout praticien est tenu de remettre une information écrite préalable. Autre possibilité : les facultés de chirurgie dentaire pratiquent, aussi bien pour les soins que pour les appareils, des tarifs très bas. Le seul problème, les délais pour obtenir un rendez-vous sont parfois longs. Enfin, essayez de négocier sur les dépassements d’honoraires, qui se sont multipliés et aggravés ces dernières années. Et si, en mangeant moins gras, moins salé, moins sucré, vous étiez gagnant sur deux tableaux : au supermarché, moins de dépenses et moins de dépenses de soins de santé ?

M.T. Que Choisir Provence.


LES CENTRES DE SANTÉ UNE SOLUTION POUR TOUS !

Pour réduire les inégalités face aux soins, des municipalités, des départements, des structures mutualistes, ont mis sur pied des centres de santé. Ce sont des structures de proximité qui dispensent des soins de premier recours. Toutes les spécialités peuvent y être représentées : la médecine générale bien entendu, mais également la pédiatrie, l’ophtalmologie, la chirurgie dentaire, la gynécologie, la kinésithérapie. II existe plus de 1450 centres de santé en France selon la Caisse nationale d’assurance maladie. Pour les patients, les avantages sont nombreux :

- les centres de santé appliquent les tarifs de base de la sécurité sociale sans dépassement d’honoraires ;
- ils pratiquent le tiers payant (avance des frais) ;
- ils accueillent gratuitement les bénéficiaires de la CMU.

Les centres de santé mènent également de nombreuses actions de prévention (vaccination), de dépistage des maladies transmissibles et d’éducation pour la santé (dans les écoles par exemple).

+D’INFOS : www.lescentresdesante.com


INTERNET : ATTENTION, VOUS ÊTES CIBLES !

Ça y est ! Big Brother is watching you ! Internautes, vous êtes ciblés par la publicité... En effet, des sociétés spécialisées utilisent les dernières technologies pour cerner le profil des internautes et leur adresser les publicités susceptibles de les intéresser. Comment ce « ciblage comportemental » arrive-t-il à vous « profiler » ?

Par exemple, Weborama, une société de Paris qui a des accords avec des milliers de sites Internet, procède ainsi : un petit fichier appelé "cookie" est placé sur votre ordinateur (à votre insu, bien sûr) chaque fois que vous allez sur un site partenaire, ce gentil petit cookie note tout ce que vous faites : les mots-clés, les pages, les recherches ; ensuite, il compile et établit votre profil : âge, catégorie socio-professionnelle, centres d’intérêt, statut marital, etc... En quelques microsecondes, les régies publicitaires affiliées vous enverront une "bannière" vantant un produit susceptible de vous faire rêver, et surtout craquer...

Ce ciblage a fait la fortune de Google. Quant à Facebook, le réseau n’a pas d’état d’âme à exploiter ce que ses 666 millions de membres lui confient. Cela dit, les erreurs existent dans le ciblage, car un ordinateur peut être utilisé par différents membres de la famille ; et aussi car certains internautes ont plusieurs terminaux. Or, le cookie s’installe dans le navigateur (Firefox, Internet Explorer, etc...), ce qui complique le travail des régies. Sur Internet comme ailleurs, la publicité fait vivre des milliers de personnes. De plus, elle contribue au financement de nombreux sites. Des calculs ont démontré que chaque foyer devrait payer 36€/mois pour conserver les mêmes services en ligne sans publicité.

Les cookies s’interdisent de récolter la moindre donnée personnelle... pour l’instant. Google analyse le contenu des courriels (e-mails) envoyés sur Gmail, pour mieux cibler. Facebook a proposé à des sites d’insérer un "module social" permettant à ses membres de partager leur avis ou de recommander un contenu sans retourner sur Facebook : le réseau peut donc pister ses membres au-delà de son site Quant à Yahoo, il se réserve le droit de compiler. Il n’est pas le seul. En France, la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) craint les risques de vol et de monétisation des profils ; elle redoute de voir des sites marchands modifier leurs prix selon les consommateurs ou des sociétés de crédit évaluer la solvabilité des gens en utilisant des données collectées à leur insu. Mais la plus grande crainte de la CNIL est bien sûr, de voir le croisement des cookies avec les données personnelles des internautes (nom, prénom, adresse, etc...).

De plus, les téléphones portables offrent la géolocalisation ; et les téléviseurs, de plus en plus souvent connectés à Internet, permettent un ciblage encore plus précis selon les membres de la famille. Le ciblage publicitaire a le vent en poupe. Face à ce ciblage, vous n’êtes pas sans défense, sur le plan technique.
- Chaque personne peut demander à accéder aux informations la concernant, et éventuellement à les rectifier ou les supprimer. Dans la pratique, ce n’est pas toujours facile. D’autant plus que sur Facebook par exemple, la participation à des jeux, animations, etc... est conditionnée à l’acceptation de l’utilisateur de voir ses données récupérées et transmises à des fins commerciales.
- Pour limiter les risques, n’hésitez pas à cocher la case « je ne veux pas que mes données soient utilisées à des fins commerciales » ou « je ne veux pas que mes données soient transmises à des tiers ».
- Paramétrez Facebook correctement : en allant dans la partie "Paramètres de confidentialité" et en cliquant, selon le cas, sur « Personnaliser les paramètres » ou sur « Publicités Facebook », ou sur « Modifier les paramètres ».
- Tous les navigateurs intègrent une navigation privée pour surfer sur le Web sans laisser de traces. Activez les réglages.
- II est possible de désactiver le ciblage comportemental, de façon temporaire ou définitive. Plusieurs régies intègrent dans leurs bannières soit un « i » soit un « w » pour cliquer et accéder aux explications du ciblage publicitaire. Bientôt, une norme commune, sous forme de logo unique, devrait apparaître en Europe et permettre de voir tous les cookies présents sur le PC. Vous pouvez supprimer les cookies avec votre navigateur. Mais certains cookies servent à mémoriser identifiants, mots de passe, etc...
- Avec Internet Explorer : cliquez sur Outils, puis Options Internet, Historique de Navigation, Supprimer, Cookies, Supprimer.
- Avec Firefox : Outils, Options, Vie Privée, Supprimer les cookies spécifiques, supprimer tous les cookies.
- Avec Chrome : cliquer sur Options (ou Préférences), Options avancées, Effacer les données de navigation, Supprimer les cookies.

Vous pouvez bloquer les publicités, soit parce que votre navigateur empêche toute fenêtre de publicité, soit avec un logiciel bloqueur de pub (comme par exemple Adblock Plus). Mais bien des sites vivent de publicité et leur équilibre financier serait ébranlé si ce refus de publicité se généralisait.

Provence conso


Démarchage téléphonique

Rien de plus agaçant que d’être dérangé par la sonnerie du téléphone quand on est à table, regarde la télévision ou plongé dans un bon livre, surtout quand c’est par un démarcheur qui veut vous vendre la cuisine dernier cri ou placer son assurance complémentaire santé (c’est très à la mode actuellement !).

Il existe maintenant la possibilité de réduire le nombre d’appels indésirables en s’inscrivant, par Internet, sur le site Pacitel (www.pacitel.fr/). Pacitel est une Association de loi 1901 créée le 27 avril 2011. Pacitel est une structure chargée de gérer un fichier des consommateurs ne souhaitant plus faire l’objet de prospection commerciale par téléphone. Elle est le résultat de l’action concertée de 5 grandes fédérations professionnelles, soutenues par le Secrétaire d’État en charge de la consommation :
- Association Française de la Relation clients (AFRC),
- Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance (FEVAD),
- Fédération Française de Télécommunications,
- Fédération de la Vente Directe (FVD),
- Syndicat National de la Consommation Directe (SNCD).

Pacitel est une liste regroupant les numéros de téléphone fixes et mobiles des consommateurs qui ne souhaitent plus être démarchés téléphoniquement par les entreprises dont ils ne sont pas clients. Fondée sur le droit d’opposition classique de la loi de 1978, elle met les consommateurs à l’abri des appels provenant des entreprises auxquelles ils n’ont pas donné leur consentement. Avant de prospecter téléphoniquement des consommateurs, les entreprises membres engagées dans Pacitel adapteront leurs fichiers de prospection commerciale pour tenir compte de cette nouvelle liste.

Les entreprises membres des fédérations professionnelles adhérant à l’Association Pacitel représentent potentiellement 80 % des acteurs du démarchage téléphonique. Si vous souhaitez ne plus être démarché téléphoniquement par des entreprises dont vous n’êtes pas client, inscrivez-vous dès maintenant sur la liste Pacitel (pacitel.fr). L’inscription est entièrement gratuite pour le consommateur. La mise en service a débuté le 1° décembre 2011. Vous pouvez également signaler sur ce site les appels non désirés.

Il ne reste plus qu’à espérer que les fournisseurs respectent ces nouvelles règles.


ALCOOL AU VOLANT

Un conducteur qui a été condamné pour délit de conduite en état alcoolique ou en état d’ivresse manifeste ou des délits d’homicide ou de blessures involontaires encourt une peine complémentaire infligée par un juge pour une période de 6 mois à un an. Cette peine consiste à l’installation obligatoire et à ses frais d’un éthylotest électronique antidémarrage (EAD) dans son véhicule.

Ce dispositif oblige le conducteur à utiliser l’éthylotest électronique avant de pouvoir démarrer son véhicule ; le démarrage ne peut avoir lieu si l’éthylotest met en évidence un état alcoolique. Le décret prévoit que la personne qui a fait l’objet de cette interdiction prononcée par l’autorité judiciaire se verra remettre un certificat à la place de son permis de conduire, précisant qu’elle ne peut pas conduire un véhicule non équipé d’un tel dispositif. Le certificat devra être présenté en cas de contrôle. Il sera restitué, si, à la suite de nouvelles infractions, le conducteur perd la totalité des points de son permis.

Le décret a créé une contravention punie d’une amende de 1 500 euros et de plusieurs peines complémentaires, comme la confiscation du véhicule, à l’encontre des personnes qui utiliseraient de façon frauduleuse le dispositif afin de démarrer le véhicule malgré un état alcoolique. Ces peines s’appliqueront également aux complices de cette infraction, par exemple au passager qui utiliserait l’éthylotest à la place du conducteur.

Décret n° 2011-1048 du 5 septembre 2011 Journal Officiel n°0207 du 7 septembre 2011 page 15034- texte n° 8


Limiteurs et régulateurs de vitesse

Des véhicules de nouvelle génération sont pourvus d’équipements tels que le limiteur ou le régulateur de vitesse. La différence d’utilisation est importante et, avant de s’en servir, il convient de bien connaître leur fonction, car une erreur d’appréciation peut avoir de graves conséquences.
- Limiteur de vitesse : C’est un système qui empêche le dépassement de la vitesse du véhicule à la valeur programmée par le conducteur. Cette vitesse de limite atteinte, la pédale d’accélérateur ne produit plus d’effet. Cela permet d’éviter des PV : par exemple, si l’on programme à 130 km/h sur autoroute, le conducteur est sûr de respecter la vitesse. Toutefois en cas de dépassement indispensable, il lui est possible de dépasser momentanément la vitesse programmée en appuyant fortement sur la pédale d’accélérateur au-delà du point de résistance. Ainsi, le conducteur roule en meilleure sécurité, il peut surveiller davantage la route sans avoir les yeux constamment fixés sur son compteur.
- Régulateur de vitesse : Ce système maintient automatiquement la vitesse du véhicule à la valeur programmée par le conducteur sans action sur la pédale d’accélérateur. Pour ralentir sa vitesse, il faut appuyer sur la pédale de frein, afin de neutraliser le régulateur. En appuyant sur la pédale d’accélérateur, il est possible de dépasser momentanément la vitesse programmée. Son application est plutôt réservée à une circulation fluide. Attention : il est important de désactiver ce système les jours de pluie pour éviter l’aquaplaning et à l’approche des barrières de péage.

Provence conso


Le rôle du Conseil Syndical de Copropriété

Le conseil syndical a pour mission de contrôler la gestion du syndic et de l’assister dans l’administration de la copropriété. Donc, sans attendre la fin de l’exercice, tout membre du conseil syndical peut se faire communiquer les factures et tous les documents engageant la copropriété (contrats, relevés bancaires...). De même tout copropriétaire peut une fois par an consulter individuellement les pièces justificatives des charges imputées à la copropriété (art 18-1 - loi de 1965). Cette consultation a lieu un jour entre la date de convocation à l’assemblée générale et la tenue de cette assemblée.

Le syndic a l’obligation de tenir une comptabilité à savoir :
- Le journal sur lequel sont enregistrées chronologiquement toutes les dépenses justifiées par des factures ; chaque enregistrement comporte : une date, un libellé (nature de l’opération, nom du prestataire), la somme HT, la TVA et le TTC.
- Le grand livre des comptes (un compte regroupe toutes les dépenses relatives à un même poste, ex : 606 électricité, 615 entretien des locaux...) dans lesquels sont reportés tous les enregistrements du journal, les règlements, les appels de charges.

C’est à partir de ces documents que sont établis les documents de synthèse joints à la convocation de l’assemblée générale. Comment procéder au contrôle des dépenses et à l’utilisation des fonds versés ? Un contrôle sérieux de la comptabilité consiste à rapprocher chaque facture de son enregistrement dans le journal avec le devis s’il s’agit de travaux, de contrats ... Un premier pointage est ainsi effectué. Un 2ième pointage à partir des extraits du compte bancaire permet de s’assurer que toutes les factures pointées ont bien été réglées, qu’il n’y a pas eu de règlements sans pièces justificatives, que les appels de fonds ont bien été enregistrés et encaissés. Cette seconde vérification ne peut être réalisée que si le syndic a ouvert un compte bancaire séparé au nom de la copropriété, (art. 18- loi de 1965).

Qu’entend-on par compte bancaire séparé ? Il s’agit d’un compte ouvert au nom du syndicat des copropriétaires sans référence au cabinet du syndic. Le syndic a obligation d’ouvrir ce compte, cependant il peut s’en faire dispenser par un vote en assemblée générale, (majorité art 25). La tenue de ce compte est comprise dans ses honoraires de gestion courante. Ce compte bancaire séparé permet de suivre tous les mouvements financiers concernant la copropriété, la régularité des règlements des prestataires et des fournisseurs, la régularité des encaissements des appels de charges. Des frais de tenue de compte bancaire vont être appliqués par la banque ; il faut que le syndic négocie avec le banquier pour que ces frais ne soient pas retenus. Ceci est d’autant plus facile que les sommes disponibles sur le compte sont souvent très importantes.

Autre intérêt du compte séparé : il n’est plus possible pour le syndic d’utiliser les fonds du syndicat pour payer les dépenses d’un autre syndicat de copropriétaires. Si un changement de syndic a lieu celui-ci ne pourra plus utiliser le compte et en cas de faillite, les fonds déposés ne seront pas saisis par les créanciers de ce dernier. Celui-ci perd aussi une mine de revenus car un compte à son nom lui permettait de placer les fonds et d’encaisser des intérêts. Attention, le compte peut n’être qu’un compte individualisé, rattaché à un compte pivot, qui lui, regroupe tous les comptes ouverts de toutes les copropriétés gérées par le syndic, l’ensemble des encaissements transite alors par ce compte et génère donc des revenus importants pour celui-ci. Dans ce cas le nom du cabinet gestionnaire apparaît sur les extraits de compte.

Il est aussi possible d’obtenir, mais plus difficilement, lorsque les sommes en dépôt sur le compte sont très importantes, le placement des fonds momentanément inutilisés car cela demande un suivi régulier du compte. La vigilance des membres du conseil syndical dans le suivi de la gestion et de l’administration de la copropriété par le syndic, permettra de détecter rapidement toute négligence, tout détournement ou défaillance prévisible.

Recommandations : lors de l’assemblée générale, il est demandé aux copropriétaires d’approuver les comptes et de donner "quitus" au syndic. Ces deux décisions doivent faire l’objet de deux résolutions distinctes, votées à l’article 24. Si la comptabilité a été contrôlée et ne présente pas a priori d’irrégularités, elle sera approuvée. Par contre, si vous donnez " quitus " vous perdez la possibilité de poursuivre en justice votre syndic qui se trouve ainsi libéré de toute responsabilité de ses fautes de gestion qui pourraient apparaître ultérieurement. Ce vote négatif n’a pas de conséquence sur la validité de son mandat.

M.V. (Provence Conso)


Les litiges de nos adhérents :

Dépassement d’honoraires.

« Vers le 15 janvier , j’ai contacté la Clinique Chaumont service Radiologie pour prendre RDV pour une échographie abdominale. Rendez vous est pris le lundi 6 février à 8 heures. Le secrétariat me précise bien d’être à jeun, c’est tout !

Je me présente au RDV , la secrétaire commence à remplir mon dossier à l’aide de ma carte Vitale puis elle me glisse un "devis que je dois signer. Dans ce devis , on m’informe que le tarif de 97,90€ comprend le tarif de l’acte fixé à 75,60€, puis un dépassement d’honoraires fixé à 22,90€. Quant on sait l’importance qu’à un devis, qui permet de réfléchir, de refuser la prestation proposée, on s’étonne donc de se retrouver face à ce devis quelques minutes avant l’examen.

J’interpelle la secrétaire ainsi que le radiologue présent sur la nécessité d’être informé avant l’examen. Ils n’ont semblé ni troublés, ni responsables devant ce fait . J’ai donc refusé de payer ce dépassement, scandalisé par la désinvolture de ces deux personnes. »

Commentaires :(extrait du site Service Public) les professionnels de santé ont l’obligation d’afficher de façon claire et lisible leurs honoraires et tarifications d’actes et de prestations, ainsi que le tarif de remboursement par l’assurance maladie. Le praticien doit également indiquer de façon claire s’il exerce en secteur 1 ou en secteur 2.Cet affichage est réalisé dans la salle d’attente ou le lieu d’exercice du praticien. Le praticien du secteur 2 doit afficher le montant des dépassements d’honoraires qu’il pratique. Si les dépassements d’honoraires sont supérieurs à 70 € , le praticien doit remettre au patient une information écrite mentionnant les prix des actes et des dépassements. Cette information doit être faite avant l’exécution des actes. Si les dépassements sont inférieurs à 70 € , ou si l’acte est à réaliser lors d’une prochaine séance, le praticien reste soumis à l’obligation d’information sur les montants et modalités de prise en charge des actes.

Conseils : se renseigner lors de la prise de rendez-vous.

L’autoradio reste en panne.

En décembre 2008 Madame B achète une voiture Opel CORSA IN TOUCH équipée d’un autoradio Pionneer haut de gamme qui, trois mois après l’achat, tombe en panne. Malgré plusieurs tentatives de réparation, échelonnées sur les 2 ans de garantie, il ne sera jamais possible d’obtenir un fonctionnement correct. Par la suite, le garage refuse de prendre les réparations à sa charge, invoquant l’absence d’extension de garantie.

Notre adhérente invoque la garantie contre les vices cachés, illimitée dans le temps. ( article 1641 à 1649 du Code Civil). En vain. Alors, Madame B se décide à nous contacter. Nous adressons début janvier 2012, une lettre recommandée au garage avec copie a Général Motors. Fin janvier, un rendez-vous est pris à la suite duquel l’auto radio est renvoyé chez le fabricant. Courant février l’autoradio est réinstallé et donne entière satisfaction à notre adhérente

La montre retarde...

En novembre 2010, Madame G achète une montre de marque Certus au magasin Carador de la galerie marchande de Cora Massy. Peu de temps après, la montre prend un retard aléatoire. Il est proposé à notre adhérente de changer la pile. Ce qui est fait mais ne solutionne pas le problème. Le retour en usine ne s ’avère pas plus efficace. Lors de la troisième visite notre adhérente demande l’échange pour un modèle équivalent. Cela lui est refusé, le commerçant proposant un autre renvoi en usine. Notre adhérente refuse et nous contacte.

Notre appel téléphonique ne change rien à la position du magasin. Nous envoyons alors un courriel à la direction du magasin qui nous répond très rapidement pour nous dire que le maximum sera fait auprès du constructeur pour qu’il résolve le problème. La montre est alors retournée en usine et quelques temps après la direction de Carador nous informe que la montre a été rendue à notre adhérente après changement du mécanisme. Elle fonctionne désormais parfaitement.